22 novembre : conférence « Injonction participative ou empowerment? Les enjeux de la participation »

Dans le cadre de notre séminaire annuel commun avec le CEM, Marion Carrel est intervenue pour une conférence sur les enjeux de la participation:  le 22 novembre, de 14h30 à 17h30, au Meeting Lab de l’Université Catholique de Lille – 1er étage – 60, Boulevard Vauban, à Lille.

« Dans un premier temps centré sur les débats autour de la notion de participation, nous verrons que la démocratie participative se résume bien souvent à de l’injonction participative : une offre institutionnelle descendante, qui ne cherche ni à repérer d’éventuels dysfonctionnements dans l’action publique, ni à lutter contre les inégalités en matière de citoyenneté. Elle s’avère dès lors contre-productive pour enrayer la crise démocratique, marquée par la défiance vis-à-vis des représentants. La participation citoyenne peut cependant être un levier efficace – et révolutionnaire – pour régénérer la démocratie, toujours en chantier. Sous certaines conditions, elle peut renouveler les politiques publiques sur un mode ascendant, stimuler l’interpellation des institutions et l’émancipation des personnes, en particulier les plus précaires et éloignées de la parole publique. Aujourd’hui, elle peut compter avec de nouveaux partenaires, les acteurs communautaires.

Dans un second temps centré sur les questions de savoirs, à partir de la recherche en croisement des savoirs ÉQUIsanTÉ, menée à Montréal entre chercheures en santé, personnes en situation de pauvreté et professionnel.le.s de santé, nous explorerons quelques-unes des questions théoriques, épistémologiques et éthiques soulevées par ce mode alternatif de production de connaissances. Parmi les questions les plus débattues sur le plan méthodologique figurent la non-mixité partielle ainsi que le statut et le rôle des associations qui militent aux côtés des personnes en situation de pauvreté. Sur le plan épistémologique, nous avons également analysé la portée d’une telle démarche en matière de connaissances et ses effets en matière d’émancipation. La communication propose ainsi de contribuer au débat scientifique sur ce que l’on appelle une « épistémologie post-pauvreté », en écho aux épistémologies féministes et postcolonialistes. »

Marion Carrel est Maîtresse de conférences HDR en sociologie à l’Université de Lille, site Pont de Bois, Centre de recherche « Individus, Épreuves, Sociétés » (CERIES, Lille 3), affiliée au Centre d’Etude des Mouvements Sociaux (CEMS-EHESS).

Toutes les infos sont ici : Séminaire Marion Carrel 22112018

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